Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Au contraire de beaucoup d'autres livres, j'ai lu L'homme vert de Kingsley AMIS (Éditions Marabout, collection Fantastique, N° 398) à grande vitesse. Je n'ai pas été charmé par le
caractère lourd de l'écriture. Les phrases longues et complexes souvent hors de propos, tricotées bizarrement pour paraître plus profondes qu'elles ne le sont, m'ont à la longue lassé. L'idée de
base est ordinaire (peut-être moins pour l'époque) et je ne me suis pas attaché au personnage principal, un dénommé Maurice. Au contraire, il m'a exaspéré, je l'imagine plutôt rond, imbu de
lui-même, se croyant supérieur aux autres compte tenu de sa scolarité et pourtant ce n'est qu'un alcoolo hypocondriaque "traîne savate" qui erre aux frontières de la folie.
Donc, à un certain moment du récit, l'histoire effleure le délire psychotique. Maurice rencontre, qui je crois être, un incarnation de Dieu, le tout-puissant lui-même, mais sans rapport
direct avec le récit. Ensuite, il va se mesurer à une créature démoniaque qui ne sort dont on ne sait où, enfin on a un doute, mais c'est nébuleux. Puis parmi tout ce bric-à-brac de delirium
tremens, il y a des fantômes, certains sont doux et d'autres portent un aura de négativité et la cerise sur le sundea : des apparitions de petits oiseaux.
«Je m'engourdissais de plus en plus. Le regard fixé, sans bien voir, sur le point de rencontre du plafond et du mur, je vis un
petit objet écarlate et vert, qui se déplaçait lentement de droite à gauche. Paresseusement d'abord, puis avec autant de vivacité que je pu en trouver, j'essayai de déterminer ce que c'était. Une
mouche quelconque ou quelque petit papillon. Mais, assurément, il n'y en avait pas de cette couleur, pas en Angleterre. Et cela ne circulait pas de l'allure rapide et droite de la mouche, dont
les ailes et les pattes disparaissent et qui n'est plus qu'une petite boule foncée ronde ou à peu près ronde, non plus que dans le style hésitant et palpitant de la mite.
p.150»
Finalement, il faut noter l'incursion trépidante (et là j'ironise) dans la vie intime de Maurice qui délaisse sans remords sa fille qui passe sont temps devant la TV, sa femme, la pauvre, et même
son père, qu'il soit vivant ou mort. En effet, tellement occupé à organiser un trip de cul à trois, l'enterrement de son paternel ne semble qu'être une parenthèse légère dans sa vie.
Liens :
Une bonne critique sur Fluctuat.net
Kingsley Amis sur Wikipédia