Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Dernièrement, j'ai commencé à lire Harry Dickson, moi qui se prétend fan de Jean Ray, je n'avais pas encore lu une phrase des célèbres Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain. Heureusement, c'est maintenant chose du passé. Je ne dresserai pas l'histoire qui a conduit Jean Ray a délaissé quelque peu le fantastique pour se pencher sur le roman policier, car plusieurs sites internet se sont évertués à l'expliquer. La série de Harry Dickson est depuis 1985 disponible aussi sous forme de bande dessinée. Donc le volume 1 contient cinq aventures, soit :
La première histoire concerne une série de meurtres qui se commet après qu'on ait entendu la voix mélodieuse du vampire qui chante, ainsi dénommé par les villageois de Marlwood, en Angleterre. Les meurtres sont sauvages, les pauvres victimes ont la gorge tranchée. Dickson aidé de son fidèle ami, Tom Wills, fera la chasse à l'assassin et finira par s’embourber dans les vieux secrets du village.
La bande de l'Araignée et Les Spectres-Bourreaux font partie du même récit, dans le premier ont fait la connaissance de Georgette Cuvelier, qui comme le dit Dickson est «...le génie du crime incarné. », p.101. Cette jeune fille a l'air innocente, forme avec d'autres criminels impitoyables, la bande de l'Araignée, dont le but est de s'enrichir au détriment des grosses fortunes et d'user de tous les stratagèmes imaginables, même le meurtre et la torture, pour y arriver. Donc, la bande commet plusieurs forfaits, tandis que Georgette et Dickson tombent petit à petit en amour. Grâce à sa ruse, le détective déjouera les nombreux plans du groupe de criminels, jusqu'à les dénicher dans leur repère secret, ce qui mènera Georgette à son funeste destin.
Dans l'avant-dernière histoire, Harry Dickson est moins présent. On sait néanmoins qu'il travaille en arrière-plan pour déjouer les plans d'un criminel, le fameux Cric-Croc, et de ses acolytes qui baignent dans un marché de la traite des blanches. L'intrigue se complique par le fait que les malfrats se déguisent et se maquillent afin d'usurper diverses identités, notamment celle de Cric-Croc, pour commettre leurs délits. Un imbroglio qui ne déroute pas seulement Harry Diskson, mais également le lecteur.
La dernière histoire nous amène dans les ruelles ténébreuses de la ville d'Harcester en Angleterre où les sœurs Jason, Elody, Mathilde et Muriel seront mêlées à une histoire de crimes sordides. Un récit qui m'a fait penser à Dr. Jekyll et Mr. Hyde de Stevenson. Dickson devra alors déjouer une intrigue dont la source remonte à plusieurs années. « Cette marque géante, n'est-il pas vrai ? Celle que l'on trouva sur les malheureuses demoiselles égorgées dans les souterrains de Londres ! Oui, oui, tout est de la plus pure logique, mon ami, gronda Harry Dickson en donnant toutes les marques d'une rage désespérée. » p.371. Pendant que tous se questionnent sur l'identité du meurtrier à la main géante, Dickson flaire déjà l'odeur du coupable.
Quoi dire du premier tome de Harry Dickson ? Malgré l'écriture un peu vieillotte et lourde, les histoires s'enchaînent comme une bonne série que l'on aime regarder emmitoufler dans les couvertures un jour de congé. Chaque histoire est une plaisante surprise et le lecteur assujetti se laisse mené par une intrigue menée par le fameux Dickson, que l'on perd parfois de vu. En effet, notre détective aime bien se déguiser et arborer une autre personnalité pour dénicher les malheureux meurtriers qui n'ont aucun pouvoir contre le génie méthodique et perspicace de Harry Dickson.
Liens :
Sur Noosfere
Sur Kakoworld (blog)
Jean Ray, site complet de Noosfere
Harry Dickson, sur Wikipédia