Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Astounding Stories, période 1934/37

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Les meilleurs récits de Astounding Stories, période 1934/37 (Éditions J'ai Lu, 1974, N°532) comprend huit récits de S-F très différents les uns des autres. Certains sont plus recherchés alors que d'autres ne font qu'effleurer le thème de la S-F. Cependant, c'est un bonne anthologie qui m'a été agréable à lire.


- Le Vieux fidèle (Raymond Z. GALLUN), 7/10, C'est l'histoire de la première communication d'un homme avec un martien. Le récit est en partie raconté du point de vue du martien et non de l'être humain. Ainsi, la frontière (culture, langue, mathématique, etc.) qui existe naturellement entre les deux espèces n'est pas sous estimée comme c'est le cas dans la plupart des récits de S-F. «La compréhension d'une chose nouvelle est presque toujours fondée sur la connaissance antérieure d'une chose semblable chez l'individu en question. » p.23.

- Rendez-vous au fil du temps (Catherine L. MOORE), 4/10, C'est l'histoire d'un homme qui parcours le temps dans une machine. Donc, chaque fois qu'il s'arrête à une époque particulière, il rencontre la même femme dont il tombe amoureux. Un peu trop kitch à mon goût. Cependant, la théorie de voyage dans le temps est intéressante. «Cette fille était obstinée. Elle était inflexible dans ses convictions, qu'elles soient douces ou cruelles. Elle avait l'étoffe d'une martyre. » p.80

- Les Mangeurs de lotus (Stanley WEINBAUM), 8/10, J'ai beaucoup aimé, c'est bien écrit, les dialogues sont réalistes, intelligents et drôles. L'intrigue évolue autour d'un questionnement concernant l'importance de l'intelligence dans la survie, la multiplication et la continuation de l'espèce. «Ils ont probablement des pensées dignes des dieux, mais ils n'ont même pas la volonté d'une souris. » p.122.

- Le Rôdeur des terres incultes (Harl VINCENT), 8.5/10, La narration ressemble à un conte. On suit dans son périple un genre de gros chat modifié génétiquement qui comprend le langage humain et les bases de la science. C'est aussi une histoire d'amour qui relie une femme à un animal domestique qui a la bonté d'un humain qui n'a pas connu la haine. «À chaque battement de cœur, il souffrait dans sa large poitrine. La faim de l'âme était plus douloureuse que celle du corps. » p.142.

- Au-delà de l'infini (Chan CORBETT), 6,5/10, Une histoire d'invasion par des extra-terrestres qui se termine de manière inattendue et selon moi absurde. L'histoire se déroule en 3326, mais la perception de la femme ne semble pas avoir évoluée, car elle est décrit comme étant faible et émotive. Pas fort ! «La matière, l'être physique, le temps et l'espace ne sont que des excroissances momentanées, des maladies de la pensée omniprésente. » p.181

- La Nuit (Don A. STUART*), 6/10, Répétitif, lassante et déprimante. La même idée est répétée et re-répétée avec les mêmes mots et le même sens, mais placés dans la phrase dans un ordre différent. Le mot "mort" et ses dérivés sont employés de manière outrancière.«Je ne pensais pas clairement, parce que le poids de la planète morte pesait sur moi. Une éternité. Les étoiles étaient mourantes, mortes. Elles se blottissaient dans l'espace comme des vieillards décrépits à la recherche de la chaleur. » p.201

- Le Dictateur fantôme (Wallace WEST) 6,5/10 L'histoire qui se déroule en 1980 (mais écrit entre 1930-40) se base sur la réalité historique de cette époque, alors que les États-unis étendent leur hégémonie sur l'Amérique du sud. Dans ce récit, l'auteur explique cette politique impérialiste, en démontrant que le peuple et le gouvernement sont sous l'influence d'un mystérieux film hypnotique, qui leur transmet sournoisement des ordres et un nouveau mode de pensée. ««L'Amérique aux Américains» proclamaient des banderoles tendues à travers les rues et partout on ne voyait que les uniformes verts de la foule. » p.236.

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Le Cercle galactique (Jack WILLIAMSON), 4/10, Sous une couche épaisse de détails scientifiques se cache une histoire banale d'un voyage à travers l'Univers (sic!) et d'idylles amoureuses clichées sans intérêts. «Il n'y a pas véritablement de distinction absolue entre le temps et les autres dimensions spatiales. Ceci veut dire que le temps est tout simplement une autre direction. Ce qui signifie : allez assez loin dans le temps et vous vous retrouverez à votre point de départ. » p.302.

Liens:
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Les meilleurs récits de Astounding Stories, sur Noosfere
icons6658877La revue Astounding Stories, sur Wikipédia

*Mieux connu sous son véritable nom : John Wood Campbell. Il a été le directeur de Astounding Stories entre 1937 et 1971, année de son décès.

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