Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Cette nuit, je faisais de l'insomnie (pas nouveau...) et je me suis rappelé que sur mon ancien blog, j'avais écrit un article sur Contes macabres de Claude Seignolle [25/06/1917-13/07/2018]. Je constate qu'il vient tout juste de décéder, il avait 101 ans, incroyable ! Donc, cet article sera publié à sa mémoire, car il reste pour moi un auteur incontournable lorsqu'on s'intéresse à la littérature fantastique. J'ai réussi à retrouver l'article, car avant d'effacer mon ancien blog (qui était également sur O.B., l'ancien, le meilleur...) j'avais effectué une sauvegarde de mes meilleurs articles. Donc, le voici remanié un peu et corrigé (je me corrigeais pas dans le temps... l'horreur). L'article a été écrit entre 2003 et 2005 et y on sent la jeunesse ha ha ha !
Cette nuit, j'ai terminé un second livre que j'avais déjà commencé, il s'intitule Contes macabres (Marabout, série fantastique, 1974, N°244) et a été écrit par un dénommé Claude Seignolle. C'est un recueil de nouvelles étranges, noires, insolites et évidemment fantastiques. Son genre est plus littéraire, les phrases plus complexes que celles de Jean Ray, son style plus métaphorique. Cette fois-ci on se retrouve en face de héros de tous âges, de toutes occupations, mais encore du genre masculin (à croire que les femmes, on ne fait pas de bonnes héroïnes dans les nouvelles de fantastiques !).
Les nouvelles de Seignolle se basent sur des anecdotes surprenantes et sinistres. On rencontre donc un jeune artiste qui sculpte sur du bois ramassé dans les cimetières par sa copine provenant d'anciens cercueils (La mémoire du bois). Dans le même style, un menuisier fabrique quant à lui des cercueils qu'il peut personnalisé, car il connaît à l'avance son heureux propriétaire (L'homme qui savait d'avance).
Elles sont aussi cocasses, comme dans Deux dents, pas plus... où un dentiste implante deux dents de vampire à un jeune homme. Dans Le miroir, une jeune fille qui ne se croit pas jolie suite à une chirurgie, constate l'amère vérité grâce au miroir diabolique. Finalement, on peut lire aussi certaines histoires plus gores, mais moins effrayantes. Ma préférée a été Les Gorel, c'est le récit d'un médecin qui rencontre, malgré lui, une présence de l'au-delà.

Ray et Seignolle source : Hérésie.com
Bref, j'ai bien aimé ce recueil de nouvelles, malgré qu'à l'occasion je trouvais que le style d'écriture était un peu trop poussé. Ce que je veux dire, c'est que les métaphores ralentissent le rythme de l'histoire. Et lorsque je lis du fantastique, j'aime davantage lorsque le style est moins lourd. Malgré que dans le cas de Seignolle, la lourdeur n'est pas du tout omniprésente. [Ce paragraphe n'est pas très instructif et convaincant... mais bon, gardons-le pour la postérité.]
« Je me risquai à passer le buste par la fenêtre et j'eus le frisson du condamné mettant sa tête dans la lunette d'une guillotine. Je ne vis rien. Les murs crépis de blême étaient nus et vides. Soudain, me vint la sensation qu'on se tenait au-dessus de moi corps à l'envers, pendu à la gouttière telle une grosse chauve-souris aux griffes solides. » (Le matagot, p. 225)
Ici, marque la fin de l'article. J'ai trouvé cette année l'autre version Marabout des Contes macabres de Seignolle. Une splendide trouvaille.

Liens :
Sur Noosfere
Claude Seignolle, sur Wikipédia
Sur Hérésie.com