Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Je viens d'acquérir Univers 09 (J'ai lu, N°754), dans mon souci d'être à jour dans mes lectures, j'ai décidé de poursuivre en lisant ce numéro de l'anthologie de l'imaginaire, Univers, grande défenderesse de la fiction spéculative.
Univers 09 commence par un éditorial de Jacques Sadoul qui critique le nombre trop élevé de collections dédiées à la science-fiction. Puis il avance la fin de la gloire de la SF, prétendant que la diminution de sa popularité date de 1973. Notez qu'Univers a été une revue trimestrielle de juin 1975 à décembre 1979, puis elle est devenue annuelle en 1980, pour s'éteindre définitivement en 1990. Univers 09 est publié en 1977, ce qui signifie qu'il reste 10 numéros avant 1980. Sadoul avait donc vu juste, pour la SF c'est le début de la fin.
Ensuite, c'est l'introduction d'Yves Frémion, mon meilleur ! Après avoir chiaulé après lui dans mon résumé d'Univers 17, je vais m'abstenir de le faire dans celui-ci. Je passe trop de temps à critiquer les critiques des années soixante-dix d'un vieux monsieur frustré qui trip sur les récits de fiction spéculative, de New Wave, engagés politiquement et écologiquement ennuyants à mourir et pas lisables ! Juste pour le fun : « Désormais, tout auteur non-politisé se fera injurier, et ce sera bien fait. » (p.7) Il m'énarve ! Dans mes résumés antérieurs, je ne me souciais pas de ses introductions, je les lisais rapidement, il faudrait bien que je recommence. (Je m'excuse pour les nombreux québécismes de ce paragraphe.)
1 - Kathleen Sky, Élégie de l'oiseau Keeku (Lament of the Keeku Bird), 7.5/10, Un animal, un chien peut-être, en tout cas une créature, ça, c'est certain, rampe sur le ventre dans le désert jusqu'au Long Rocher enfin de devenir un Ancien. Son ventre est lacéré jusqu'au sang par l'exercice initiatique. « Mon sein hurle tandis que ma peau est arrachée en lambeaux par le sable, et la douleur de mes entrailles forme des nœuds autour de mon âme et l'étrangle. » (p.11). Alors que la créature commence à mourir, un Keeku (un genre de vautour) s'approche.
2 - Harry Harrisson, Bonne nuit les petits... (I Always Do What Teddy Says), 8/10, La fin de cette nouvelle est quand même abrupte, un peu trop à mon goût. Un père décide de modifier avec deux comparses le dispositif dissimulé dans l'ours en peluche de son fils servant à le conditionner aux règles de la société. Mais le changement n'a pas l'effet désiré sur l'enfant devenu adulte.
3 - Alex Vicq, Forêt d'absence, 5/10, Un couple devenu amnésique est enfermé dans un monde fait d'abstraction pour des raisons obscures.
4 - Brian Aldiss, Le Merveilleux poste d'essence de Patagonie (Patagonia's Delicious Filling Station), 6/10, C'est bien écrit, mais je ne vois pas la SF là-dedans. Je ne pourrais même pas résumer la nouvelle, car il n'y a pas d'histoire. Elle est écrite sous la forme d'une pièce de théâtre et les dialogues sont très bizarres, ils ne mènent nulle part.
5 - Robert Wissner, Cryosculpture (Frozen Assets), 7.5/10, Vraiment une bonne histoire, pas compliquée, mais trop courte à mon goût. Deux personnes sont enfermées dans une entreprise qui reçoit des corps à cryogéniser. L'un des employés s'amuse à créer des scènes avec les corps, telles que la signature de l'indépendance aux États-Unis, alors que l'autre écrit un journal.
6 - Craig Strete, Qui fut le premier Oscar à recevoir un nègre ? (Who was the First Oscar to Win a Negro), 0/10, Premièrement il y a un terme péjoratif dans le titre qu'il n'y a aucun lien dans l'histoire, et deuxièmement le texte est vraiment ennuyant. En plus, ça parle toujours de viols de femmes. Vraiment, un texte qui mérite un gros '0'.
7 - Joëlle Wintrebert, Qui sème le temps récolte la tempête, 5/10, Un récit pas clair, extrêmement poétique, vraiment trop d'ailleurs. Ça raconte l'histoire d'une femme traquée, car elle aurait commis un meurtre.
8 - Murray Yaco, Le Triomphe de la grande révolution verte en Amérique (The Winning of the Great American Greening Revolution), 7/10, Ceci n'est pas une histoire, mais plutôt une suite de paragraphes qui n'ont pas de lien entre eux, ressemblant un peu à des faits divers. Ces derniers traitent sarcastiquement de la création de différentes espèces créées génétiquement pour contrer certains problèmes écologiques, tels que la prolifération d'algues vertes et l'érosion des côtes.
Botania-psychose de Jean-Paul Martinez est une petite bd de 6 pages dont les desseins sont très bien faits. Ensuite, Pierre Giuliani nous présente une chronique intitulée Le Cinéma de S.-F. depuis 2001 (le film et non l'année...). Il traite de plusieurs films et critique l'évolution des films de SF depuis les années 50-60. Puis Daniel Riche dresse le portrait posthume d'un auteur peu connu dénommé Daniel Francis Galouye. J'ai trouvé ici une page Wikipédia en anglais dédié à l'auteur en question. Ensuite, François Rivière présente Raymond Roussel et la fiction spéculative.
Yves Frémion, toujours aussi agressif, nous fait découvrir Jack Katz et sa série en bande dessinée, The First Kingdom. Celle-ci finira par comprendre 24 volumes, mais n'obtiendra jamais de réel succès. Pour terminer, on revient avec Jacques Sadoul qui présente les nouvelles (décès, prix littéraire, etc.) de la SF. Il prend aussi le temps de demander aux Canadiens d'acheter plus d'Univers.
Lien :
Univers 09, sur Noosfere