Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.
Pour ceux et celles qui sont friand(e)s de Sf et des sujets insolites de la vie, vous devez connaître Jacques Sadoul, l'un des pionniers pour ce qui est des encyclopédies de la Sf et d'anthologies diverses, notamment la série « Les meilleurs récits de...» aux éditions J'ai lu, que j'adore soit dit en passant et qui comprend 14 ouvrages. Il est celui qui a écrit l'Histoire de la science-fiction moderne tome 1 et 2 toujours aux éditions J'ai lu, des ouvrages que je suis heureuse de posséder et qui sont d'excellentes références pour les amateurs du genre. Finalement, je voulais aussi signaler qu'il a aussi participé à l'anthologie Univers dont je résume et critique souvent les numéros. Dernièrement, je ne le connaissais pas en tant qu'auteur. Désormais ce n'est plus le cas, en quête de livre qui se lit facilement, j'ai déniché deux livres écrits par Sadoul dans ma bibliothèque, soit La passion selon Satan (j'imagine que le titre fait référence à la passion du Christ) et La chute de la maison Spencer (évidemment, ce titre fait référence à La chute de la maison Usher de Poe). Ces deux livres ne sont pas du tout dans le même genre, le premier touche au fantastique et débute le Cycle du domaine de R., alors que le second est du type policier et est le deuxième livre du Cycle Carol Evans.

Je commence avec La passion selon Satan, j'ai adoré la façon dont est conçue cette oeuvre, Sadoul touche à tout, narration, récit épistolaire, journal intime, etc. De plus, on sent très bien que l'auteur a une solide connaissance du monde du surnaturel et de l'occultisme. Les thèmes sont abordés avec le souci du détail et les sous-titres font clairement référence au monde de l'alchimie et de l'astrologie, prenons comme exemple : Mercure : 27° Vierge, l'étain radical, Asmarcech, etc. Pour chacun des sous-titres, on pourrait perdre beaucoup de temps à l'étude de leur sens. Ce livre est divisé en quatre parties, soient : Le drame, la quête, le phare et finalement le joueur. L'histoire a pour origine les mystères qui entourent un domaine, dont le propriétaire est une sorte de sorcier qui possède des pouvoirs grâce à ses aptitudes à contrôler les forces obscures. Le domaine de R. est très lugubre, une sorte d'aura maléfique l'entoure ce qui suscite la crainte chez la faune et la curiosité chez les jeunes qui habitent le village le plus proche. L'oeuvre est teintée aussi de spiritualité et de mysticisme : « Depuis ta naissance, tu as cru voir et entendre ce que tu ne faisais que reconnaître. La forme extérieure, vois-tu, Étranger, dépend uniquement de celui qui la perçoit, nul être ne vit réellement dans un monde matériel mais dans son apparence, fille de l'imagination. Toute autre croyance n'est que chimère ou vanité. » p.91. Vers la fin, le récit devient vraiment weird, on se retrouve dans un non-temps d'un non-espace peuplé d'êtres bizarres, cet endroit est nommé le Pays Mauve et on y a accès par la falaise qui entoure le château de R. Didier se lancera dans ce monde à la recherche de son amie Josette qui s'est suicidée, pour aucune raison en a croire ses proches. Sa quête le mènera loin dans le Pays Mauve avec pour compagne, une femme dont l'apparence est trompeuse, mais tout est tromperie et illusion dans le Pays Mauve. Ce livre met en scène des forces non-tangibles qui s'affrontent par l'entremise des êtres humains inconscients des enjeux dans lesquels ils sont mêlés.

Le second livre, La chute de la maison Spencer, est bien moins spirituel et bien moins complexe. On fait la rencontre de Carol Evans, une femme rude et froide, dont l'attitude s'approche d'un serial killer avec un peu de coeur. Cette dernière fait partie de la CIA (je crois...) et a fait la guerre du Viet-Nam. Elle est forte autant physiquement que psychologiquement, une dure à cuire qui traite les femmes comme le font les hommes machos. Carol est embarquée dans une histoire familiale aux ramifications complexes. Elle a été embauchée pour être le garde du corps d'un enfant insupportable que des individus inconnus ont tenté de tuer à deux reprises. Carol accomplira son mandat avec soin et ne se gênera pas pour fouiller le passé de la famille Spencer en quête de réponses. C'est une histoire pleine de rebondissements, facile à lire, agréable, parfois choquante. Mais en définitive, c'est un bon polar, mais sans plus.
Liens:
La passion selon Satan, sur Noosfere
Jacques Sadoul, sur Wikipédia