Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Noël sur Ganymède (ASIMOV, I.)

Noël sur Ganymède est le volume 2 regroupant les histoires de jeunesse d'Isaac Asimov (Cliquer ici pour visualiser mon article sur le volume 1, et cliquer ici pour mon article sur le volume 3).

1 - Des sang-mêlé sur Vénus, 7/10, Une histoire très simple. Les Tweenies (vraiment mignon comme nom), un peuple d'un peu plus de 10 000 habitants atterrit sur Vénus dans le but d'y vivre. Sauf que ces derniers sont perturbés par la présence de terrestres (des êtres humains). Avec l'aide des Phibs, de mignonnes créatures télépathiques ressemblant à des grenouilles, ils tenteront de se débarrasser délicatement des indésirables. La planète Vénus est dans ce récit une sorte de paradis ou de monde perdu à la Jules Verne, où des animaux de toutes sortes coexistent dans une jungle luxuriante. Nous sommes loin du désert aride de notre Vénus.  

2 - Une donnée imaginaire, 6/10, Suite de Homo Sol (voir tome 1 des histoires de jeunesse), cette nouvelle met de l'emphase sur le fameux calmar qui y a été introduit pour par la suite être mis de côté au détriment de l'incompréhension scientifique des comportements erratiques des terriens. Cette nouvelle, comme Homo sol, préfigure aux Fondations:

« - Mais ça n'a pas de sens ! Que peut représenter, psychologiquement parlant, la racine carrée de moins un ? Il fit rapidement un calcul mental, comme le faisaient tous ses collègues, et ajouta : cela voudrait dire que les synapses neuraux s'étendraient dans quatre dimensions !
- C'est l'évidence même, fit un autre. Ce qui revient à dire que si l'on stimule le calmar aujourd'hui, il réagira hier.
» p.52.

Tan Porus, le psychologue, découvre que la donnée imaginaire s'exprimant par la racine de carré de moins un (équation qui n'existe pas en mathématique) peut expliquer pourquoi que le calmar, enfermé dans un bocal dans un laboratoire d'une université, s'endort toujours après avoir entendu la tonalité exacte d'une note. L'histoire devient plus intéressante lorsque de jeunes savants profitent de l'absence de Porus pour faire des expériences sur le fameux calmar. Ces derniers provoquent alors une réaction en chaîne sous la forme d'une sphère phosphorescente qui détruit tout sur son passage.

Les nouvelles d'Isaac Asimov commencent à faire la Une du magazine Astonishing Stories. Des sangs mêlés sur Vénus (décembre 1940) et Hérédité (avril 1941).


3 - Hérédité, 6/10, Après 25 ans, des frères jumeaux élevés chacun de leurs bords, le premier, George, sur Ganymède, le second, Allen, sur Terre se réunissent pour former une équipe de travail sur Mars. George manque d'éducation et ne tient guère les machines dans son cœur, alors que c'est le contraire pour son frère, qui est plutôt intellectuel et à l'aise avec les nouvelles technologies :

« Le Ganymédien se leva d'un bond et flanqua un coup de poing sur le bureau.
- C'est les machines qu'actionnent les hommes, et tu l'sais. On commence par s'en servir, puis après on dépend d'elles, et finalement on devient leurs esclaves. Là-bas, sur ta précieuse Terre, c'est rien que machines, machines et encore machines... Résultat, vous êtes plus qu'des moitiés d'hommes !
» p. 84.

Ceux-ci après un terrible séisme devront se surpasser pour atteindre la ville d'Arésopolis qui attend leur précieuse cargaison. C'est en mettant en commun leurs talents complémentaires que les frères aboutiront à leur double objectif, atteindre la ville et se rapprocher.    

4 - Une page d'histoire, 6/10, Un vieil homme, ressemblant à un vieux hibou, pas très en santé et érudit se souvient d'une arme mortelle qui pourrait changer le cours de la guerre entre Vénus et la Terre. Écrit en pleine guerre, il y a quelques références à Hitler qui n'apportent rien au déroulement ou à l'intrigue du récit.
 
5 - Noël sur Ganymède, 8/10, Une merveille ! J'ai ri comme jamais en lisant cette nouvelle savoureuse. Sur Ganymède, Olaf, employé d'une compagnie d'exploitation minière terrienne commet l'erreur de parler du père Noël à la tribu d'indigènes, les Truchies, chargés de ramasser les minerais indispensables aux humains. C'est alors que les Truchies font menace de grève, dans le cas où le Père Noël ne se présenterait pas dans leur village. Le chef de la compagnie obligera Olaf à se débrouiller pour que les Truchies aient leur Père Noël et tout ce qui va avec (traîneau volant, rennes, etc.). Mais sur Ganymède, « y a pas la queue d'un renne » p. 139, Olaf devra donc se tourner vers le spinie qui a « un long groin mobile, de grandes oreilles en pavillon qu'il agite d'avant en arrière et des yeux roses au regard doux. Les mâles ont le dos hérissé de piquants rouge vif qu'ils peuvent coucher à volonté et qui semblent attirer tout spécialement leurs femelles. Ajoutez à cela une queue puissante couverte d'écailles et une toute petite cervelle...» p.139-140.  Huit pauvres spinies seront attelés, après une rasade d'alcool, à un vieux traîneau rouillé muni de quelques propulseurs. Olaf, quant à lui, fera office de Père Noël : « Il portait le costume traditionnel du Père Noël. Pour imiter la houppelande on avait cousu sur sa combinaison spatiale du papier crêpe de couleur rouge. Les parements d'hermine étaient faits de coton hydrophile, tout comme sa barbe qui pendait, maintenue tant bien que mal, à ses oreilles. Si l'on ajoute à cela le masque à oxygène qui lui couvrait une partie du visage, les spectateurs les plus courageux ne pouvaient s'empêcher de détourner les yeux. On s'était naturellement bien gardé de laisser Olaf se contempler dans un miroir. Mais ce qu'il avait entrevu et ce qui lui dictait son instinct lui aurait fait accueillir la foudre comme une délivrance. » p.144. Je relis la nouvelle et je ris encore. Je l'aime trop !

6 - Le Petit Bonhomme du métro, 5/10, Écrit conjointement avec Pohl, cette histoire ne mène à rien, l'intrigue est pauvre et ennuyante. Un conducteur de métro soupçonne quelque chose de bizarre lorsqu'il remarque que personne ne descend du wagon de tête. Sa curiosité lui fera vivre des choses étonnantes et dangereuses.

7 - Brimade, 7/10, Cette histoire, sans être une suite, est en lien avec l'univers de Homo Sol et Une donnée imaginaire. Dix terriens, étudiants en première année à l'Université d'Arcturus, sur Eron, sont pris au piège par des étudiants de deuxième année qui souhaitent les mettre au défi en les abandonnant sur une planète occupée par des humanoïdes pas encore civilisés. Les terriens jugés sévèrement, car leur psychologie ne correspond pas à celle de la Fédaration galactique, surprendront leurs ravisseurs.

Dans l’ensemble, j'ai préféré ce tome, au premier. J'imagine que Noël sur Ganymède y est pour quelque chose. Je poursuis ma lecture des œuvres de jeunesse d'Isaac Asimov, avec Chrono-minets.

Liens :
Sur Noosfere
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