Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Plus noir que vous ne pensez, est une œuvre du genre fantastique, mais expliqué, donc c'est un récit de science-fiction si on s'en tient aux définitions habituelles. Même Jacques Bergier dans sa préface se questionne : « On peut discuter à perte de vue pour savoir si Plus noir que vous ne pensez est du fantastique ou de la science-fiction. Comme je l'ai noté dans la préface générale de cette série, il faut être omniscient pour distinguer partout et toujours le fantastique de la science-fiction. J'estime que, Plus noir que vous ne pensez, c'est de la science-fiction, et que c'est même un des meilleurs ouvrages de la science-fiction. D'autres estimeront qu'il s'agit de fantastique. » p. 11. Dans mon cas, je penche pour du fantastique, car même si l'auteur écrit des lignes et des lignes d'explications, à mon avis ça ne rend pas un sujet plus scientifique. L'explication en elle-même est fantastique. Malgré que cet ouvrage fasse souvent partie du palmarès des meilleurs livres de science-fiction, j'avoue ne pas l'avoir apprécié tant que ça, même si je l'ai dévoré. Écrit par Jack Williamson [1908-2006], ce livre tente d'expliquer la présence de la mythologie dans les traditions de l'ensemble des sociétés humaines.
Le loup-garou est l'un des thèmes principaux dans ce roman, mais il n'est pas traité comme d'habitude (attaque sanguinaire durant la pleine lune, etc.). En fait, le loup n'est qu'un animal parmi tant d'autres (tigre à dent de sabre, serpent, etc.), dont se sert le personnage principal, Will Barbee, pour se transformer. Bref, le thème n'est pas le loup-garou comme tel, mais la transformation animalière en général. Donc on pourrait parler de tigre à dent de sabre-garou ou serpent-garou. Cependant, d'autres personnes ayant les mêmes capacités que Barbee, utilisent seulement le loup et sont appelées les cryptolycanthropes.
L'histoire commence par Barbee, un journaliste désœuvré alcoolique, qui se présente à un aéroport où un groupe d'anthropologues, des anciens amis et collègues, débarque après deux années de fouilles dans le désert de Gobi. Il ramène une caisse de bois peinte en vert contenant des objets mystérieux et pour certains dangereux. Sur le site, Barbee rencontre April Bell, une magnifique jeune fille rousse portant un manteau de fourrure blanche qui, il le découvrira plus tard, a la capacité de se transformer en louve. Aussitôt, il est attiré par elle et malgré les avertissements de tout le monde, il approfondira sa relation avec la splendide créature.
Celle-ci le convaincra à entrer dans le monde obscur de la force et Barbee y entrera allègrement, car le mal est inscrit dans ces gènes. Ainsi, selon l'auteur il n'y a pas de place pour le libre abrite, nous sommes la concrétisation de notre génome. « Donc ces cryptolycanthropes mettent la main sur les porteurs de gènes et font appel aux techniques les plus modernes de sélection, avec quelques perfectionnements supplémentaires, pour retenir et renforcer les gènes des sorciers et exclure les gènes humains, afin de donner naissance au chef tout-puissant qu'ils attendent, au monstrueux Messie qu'ils appellent l'Enfant de la Nuit...» p. 284. J'ai beaucoup de difficulté à croire au déterminisme génétique, je crois que l'être humain est doté de libre arbitre et que donner une raison génétique à la méchanceté n'est qu'une solution facile à l'incompréhension qu'elle suscite.
De plus, Barbee croit jusqu'à la fin que ce qu'il vit est un rêve, malgré tout ce qui se passe autour de lui avec les preuves qui s'amoncellent et les gens de plus en plus étranges. Effectivement, il agit comme s'il était dans un rêve, il obéit aux ordres funestes d'une louve en tuant ses anciens amis sans en mesurer les conséquences, et ce, sans soulever le moindre questionnement éthique. Son seul remords touche les proches ayant perdu un membre important de leur famille. Il est comme un zombi, une chose téléguidée, il agit sans mesurer ses gestes. Son seul questionnement touche à la réalité des évènements qu'il provoque en rêve. Bref, le récit est une répétition du meurtre de ses amis faits en rêve, de sa constatation dans le monde réel, suivi de déni.
On parle que ce livre se rapproche plus de la science-fiction vu qu'il explique vraiment tout le processus à la base des pouvoirs des hommes-animaux. En effet, il y en a des explications, pour ceux qui n'aiment pas les mystères qui persistent après la lecture d'un livre, vous allez être servi.
Liens:
Sur Noosfere
Sur chronicart