Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Je viens de terminer de lire Mémoires de l'ombre Constitué de 120 courts récits fantastiques, ce livre se lit bien et rapidement. Plusieurs thèmes sont abordés par un narrateur au "je" qui semble souvent être la même personne. On connaît très peu de choses sur lui (situation financière, profession, etc.) et on ne sait strictement rien de son physique. C'est donc un livre qui se démarque des autres, par le peu de description et par sa superficialité des émotions. De ce fait, il est difficile de se créer un nouvel univers à chaque récit d'une longueur d'une page et demie en moyenne. Bref on saute d'une histoire à l'autre, comme on lit des faits divers écrit en proses. Certes, les récits font quand même naître des émotions, parfois d'angoisse et/ou de surprise.
Dans l'ensemble, j'ai apprécié les récits, même si parfois je trouvais le style redondant. Les thèmes abordés sont très variés, il y a par exemple le souci de l'opinion des autres (La vieille folle, L'inventeur), les rêves (Les deux voix, L'amour dans le sommeil), la duplicité (Le double, L'enjeu, Les pierres) ou bien l'amour (La bête). Parfois le narrateur se perd dans un monde où la frontière entre le réel et le rêve est très floue (Crime en rêve, L'empreinte), il y a aussi des récits absurdes où les animaux occupent une place importante (La mouche, Le bocal, cheveu musical, L'hôte abusif) et d'autres récits qui développent le thème des "handicaps" (Chiromancie, L'architecte, Cinq têtes) ou bien encore de la mort (Le pont, La morte). N'oublions pas aussi les histoires qui racontent des événements provoqués par des objets insolites (Le Talisman, La corde) ou bien doté de conscience (Plume joyeuse, Faux témoin). Bref, ce livre touche à plusieurs facettes de la vie autant dans son aspect réel, que dans son aspect plus onirique et fantasmagorique. C'est un oeuvre dédié aux aventures de l'existence humaine dans plusieurs mondes à la fois.
«Pour les satisfaire il n'était qu'un moyen : cesser toute simulation, à l'illusion de la réalité substituer l'illusion de l'illusion.» p.53
«...chaque atome de ce monde était fou à lier...» p.89
Liens:
Critique sur Noosfere
Le mémoire de Colette Noyau sur le roman (pdf)
Sur Babelio