Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Univers Zéro (J. STERNBERG)

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Un autre livre que j'ai terminé de lire, en fait c'est plutôt un recueil de nouvelles de sci-fi, mais également de fantastique. C'est un mélange de ces deux genres de littérature de l'imaginaire. Donc, j'ai lu ce livre
édité en 1970 dans la collection Marabout Sci-Fi N°362. Univers zéro et autres nouvelles a été écrit par un auteur français nommé Jacques Sternberg [1923-2006]. Si vous voulez en connaître davantage sur cet auteur marginal, je vous conseille de visiter les liens mentionnés à la fin de mon article.

Le recueil de nouvelles est divisé en trois parties soient : géométrie incertaine, géométrie impossible et géométrie passionnelle. Cette dernière est celle que j'ai
le moins aimé, elle ne contient que trois récits dont les deux premières (Le reste est silence, Marée basse) qui se ressemblent fortement. Les nouvelles écrites par Steinberg sont très originales, la chute du moins. En fait, l'auteur excelle dans l'art de maintenir le mystère jusqu'à la dernière lettre de la fin de la dernière phrase. Bref, on garde notre souffle tout au long de la lecture de la nouvelle, mais ce n'est arrivée qu'à la toute fin qu'on peut enfin se détendre et expiré.

L'auteur mêle le satirique au fantastique ; dans plusieurs nouvelles on sent une contestation de notre propre société camouflée dans un délire fantaisiste. Sternberg ne perd pas son temps à décrire le personnage principal qui est je crois bien un homme dans l'ensemble de ces nouvelles (de ce recueil du moins). Ce dernier n'est qu'un réceptacle de l'univers bizarre qui l'entoure. C'est un instrument utilisé par l'auteur pour nous décrire un monde ou une situation extraordinaire. À mes yeux, ceci à un bon et un mauvais côté, un bon car on s'attarde davantage au message de l'auteur et un mauvais car j'ai eu l'impression de
suivre toujours le même bonhomme. Évidemment, si le même personnage aurait vécu toutes les situations décrites dans ce roman, il serait depuis belle lurette enfermé à triple tour quelque part dans une prison sur une autre planète. 

«Dragouse est la mère patrie de tous les peut-être et de tous les possibles qui errent dans l'infini à la recherche d'une illusion d'optique.» (Univers zéro, p.15) 

Parmi mes nouvelles préférées du recueil : Le navigateur, Le délégué, Partir, c'est mourir un peu moins, Les conquérants et pratiquement toutes les nouvelles ou minis-textes de l'insolite (un paragraphe) de la partie intitulée géométrie de l'impossible. Parmi les minis-textes, j'ai particulièrement apprécié La ligne droite.  Finalement, je conseille à tous, surtout aux Français, de lire Sternberg, car sa magie de mêler le quotidien à l'absurde et au fantastique mérite d'être lu et connu.     

« Ce que l'on appelait l'Oeuvre de Dieu m'avait toujours laissé insensible, le pittoresque ou l'éclat de certaines coutumes me laissaient à sec dans mon ennui et les cauchemars ou les monstres ne m'avaient jamais paru plus effrayants que les ternes détails que nous réservait la réalité de tous les jours.» (Le navigateur, p. 30)   


Liens:

icons6658877Sur noosfere (liste des titres des nouvelles)
icons6658877Bio sur Le Cafard Cosmique
icons6658877Un site perso excellent sur son oeuvre et sa vie stern g03

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