Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

«Démons, délires et merveilles» résume très bien ce roman vraiment hors normes. Écrit par Hugo Raes, un belge qui écrit en néerlandais, ce livre est faiblement documenté sur la Toile. J'ai lu la
version éditée par Marabout dans la Collection Science-Fiction en 1976 (N°593). Brièvement, de ce roman il ressort davantage un atmosphère de délire (comme celui que l'on peut faire lorsqu'on est
fortement intoxiqué), que de science-fiction.
Donc, c'est l'histoire de la famille Windvis (papa, maman, frérot et soeurette) qui fuit la Cité de la Paix suite à coup d'état perpétré par un dictateur. Au début du roman, la famille relaxe
dans une genre de célébration à ciel ouvert où des groupes de chanteurs et de danseurs amusent le peuple (j'imaginais la scène comme celle de Woodstock 1969). Peu de temps après alors qu'ils sont
à la maison, des nuées de mouches entrent par les fenêtres. Ces mouches sont capilliphages, c'est-à-dire qu'elles se nourrissent de poils et de cheveux. Donc, tout ce beau monde se retrouve pas
de poils et chauve. Cet assaut sur la population est fomenté par le méchant dictateur. Il en résulte que la petite famille décide de quitter la ville et pour ce faire elle doit passer par les
mines. Comme la famille fait partie de «L'Organisation anti-torture», elle se fait passer pour des ouvriers des mines, par crainte d'être capturée par la «Commission des égouts». En effet, dans
ce monde, les peines de prisons sont purgées dans les égouts.
«Nous avons rajeuni pendant le combat et nous avons grandi pendant l'errance. Nous avons résisté à toutes les menaces et nous
avons tenu tête à toutes les difficultés...» (p.115)
Enfin, pendant leur périple dans les mines, ils rencontrent un tas de bizarreries (des vieillards emprisonnés dans une fosse, des enfants agonisants, des cancéreux (des mutants déformés, bossus),
etc.). Finalement, ils atteignent la mer, mais ils tombent rapidement dans un tourbillon d'eau, qui les amène dans un monde encore plus fou. Durant leurs descentes dans le tourbillon, ils se
blessent et leurs vêtements se déchirent. Mais une fois rendu dans le pays aux merveilles, ils décident de se promener nu comme des vers. À partir de là, le délire dépasse la compréhension (la
mienne du moins), car pendant plusieurs longs passages je ne comprends pas ce qu'il se passe. Pendant d'autres longs passages, l'auteur décrit des scènes d'orgies et de sexualités débridés avec
divers extra-terrestres. Bref, il faut un minimum d'ouverture d'esprit pour lire ce roman marginal.
Malgré que l'histoire de ce roman soit difficile à suivre et que les rebondissements n'ont souvent ni queue, ni tête, le récit offre quand même quelques passages teintés de philosophie et surtout
de poésie. Vu qu'il est très différent de la norme, ce roman aère l'esprit et nous fait réfléchir à des situations qu'on aurait jamais pensé autrement.
«... l'oiseau de feu, le phénix de la mer qui vole vers la lumière dans le soleil cochant et qui, brûlant de l'ardeur solaire et de sa propre
vitesse de bolide, rapporte le feu qu'il a ravi. Peut-être se fore-t-il un passage à travers l'océan jusqu'à l'empire des horizons souterrains et sous-marins et rejoint-il le soleil aux
antipodes.» (p.201)
Liens:
Hugo Raes sur l'Encyclopédie Larousse
Sur Noosfere