Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Fidèle à sa couverture, le roman Le moine met en scène des situations et des personnages sombres qui rivalisent avec les histoires d'horreurs contemporaines. Écrit en 1796, cet oeuvre de
Matthew G. Lewis [1775-1818] comporte plusieurs éléments que je qualifierais de provocants pour l'époque. Outre les scènes violentes ou grivoises, on nage dans un style romantique et courtois, où
la religion, en tant que thème central, rythme les existences des personnages et les entraîne soit vers une ascension glorieuse ou vers une mort humiliante.
Également, il est question de la vie après la mort et des conséquences de nos actes terrestres dans l'au-delà, le moine, aussi appelé le prieur, en tant que personnage principal se questionne
donc sur l'impact de ses geste après sa mort. Sa peur de la justice divine et non sa culpabilité et ses remords, sera à même de causer sa perte. À mon avis, Ambrosio, le moine, est un être
dégoûtant, dépravé, malhonnête et monstrueux. J'ai détesté cet homme qui m'a choqué dans sa façon de réfléchir à ses actions sans ressentir la moindre empathie pour ses victimes. Tout ce qui
l'importe c'est se sortir du trouble avec le moins de mal possible, même si ce qu'il a commis est de l'ordre du pire que peut faire un être humain. Bref, c'est un être odieux qui mérite sa fin
horrible.
«Mais je ne m'abuse pas, Ambrosio ! Ce n'est pas la vertu qui vous fait rejeter mon offre ; vous voudriez l'accepter, mais vous n'osez pas ;
ce n'est pas le crime qui retient votre bras, c'est le châtiment ; ce n'est pas le respect de Dieu qui vous arrête, c'est l'effroi de sa vengeance : vous voudriez bien l'offenser en secret, mais
vous trembler de vous déclarer son ennemi. Honte à l'âme pusillanime qui n'a pas le courage d'être ami sûr ou ennemi déclaré
! » p.224
Donc, le moine est un individu lâche qui s'attaque à des personnes fragiles (femme malade, jeune fille innocente, etc.) et dont les remords sont absents au détriment de la crainte de la sanction
humaine ou céleste. Le roman en général m'a plu, c'est dark à souhait, la fin est un peu bâclé, comme si l'auteur avait hâte d'en finir. Il y a plusieurs sous histoires dans l'histoire,
qui sont racontées par des personnages plus secondaires. En effet, le premier tiers du roman est consacré aux péripéties de l'amant de la soeur du prétendant de la jeune fille nommée Antonia,
dont Ambrosio est obsédé.
De Ambrosio, je n'ai apprécié que son discours sur la solitude (p.48-49), car c'est écrit avec justesse. Autre citation qui m'a plu : «...
Antonia se mit au lit. Le sommeil s'empara bientôt d'elle, et pendant quelques heures elle jouit de ce repos paisible que connaît seule l'innocence, et contre lequel plus d'un monarque
échangerait avec plaisir sa couronne. » p.212. En tout cas, moral de l'histoire : L'habit ne fait pas le moine ! ![]()
Liens :
Le moine,
sur Wikipédia
Le moine. l'oeuvre intégral en pdf