Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Le dernier continent (E. COOPER)

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Edmund Cooper [1926-1982] écrit avec son roman Le dernier continent (Marabout SF, 1974, N°489) une histoire un peu maladroite qui traite d'un sujet sensible : les différences ethniques. L'intrigue se déroule durant une période post-apocalyptique où les noirs ont colonisé Mars, alors que les blancs, toujours sur Terre, sont devenus des sauvages (mot emprunté dans le livre). Donc, les Marsiens atterrissent sur Terre enfin d'analyser les avantages que peut offrir la Terre. Ces derniers croient la bonne vieille planète est morte et inhabitée. Alors, lorsqu'ils font la rencontre d'un Terrien, blanc qui plus est, ils sont doublement surpris.

«Le jour et la nuit sont différents. Et pourtant, la lumière et l'obscurité recouvrent les mêmes forêts. [...] Le jour et la nuit sont ennemis par nature; mais la forêt reste ce qu'elle a toujours été. [...] La forêt, expliqua-t-il simplement, est comme l'esprit de l'homme.» p. 82

Entre les deux cultures, il aura évidemment un choc et beaucoup de questionnements. On se retrouve donc dans une situation où certains Marsiens plus intégristes prônent l'annihilation de la race terrienne, alors que d'autres plus libérales souhaitent étudier en profondeur cette nouvelle société. Parmi les dialogues d'argumentation, les palabres incessants sur le devoir des uns envers les autres et les jugements de toutes natures, une histoire d'amour remplie de clichés naît entre la seule femme noire de l'équipage et le sauvage blanc Kymri, le héros du roman.

Donc, Le dernier continent est un bon divertissement, mais sans plus. L'histoire est bien écrit, mais la philosophie est simpliste (ex. La lumière est comparée aux Blancs et la noirceur aux Noirs...) et l'intrigue reste naïve et maladroite. Elle suscite néanmoins quelques questions morales avant de se terminer comme un bon film américain sur  la conclusion d'un monde idéal où on est tous égaux et où les différences passent inaperçues. Bref, les Marsiens et les Terriens gambadent joyeusement main dans la main et tout le monde est heureux.

«Les prêtes l'avaient dit : le devoir de l'homme était de s'occuper des former; celui de la nature de s'occuper de la fonction.» p.43

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