Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

L'Armada des étoiles (Marabout SF, N°491, 1974) est le deuxième ouvrage que j'ai lu de James Blish [1921-1975]. Ce dernier est un roman très diffèrent de Pâques noires.
J'ai préféré celui-ci à L'Armada des étoiles qui est à mon avis écrit à la course. C'est un Space Opéra décousu, avec des semblants de notions scientifiques. En effet, l'auteur fixe sur
des détails techniques, alors qu'il en bâcle d'autres plus sérieux. Dans Univers 05, un article a été dédié à James Blish suite à son décès, l'auteur, Daniel Riche, écrit en parlant de
ses deux derniers romans (L'Armada des étoiles et Le siècle de l'éternel été) : «on [les] croirait tous deux écrits par un
Van Vogt au plus mauvais de sa forme. Blish n'y est plus que l'ombre de lui-même et s'égare [...]» p. 162.
L'histoire se déroule dans une société où le rôle de la femme domine (matriarcal). En effet, étant en minorité, elle occupe les postes de décisions et sélectionne les hommes. Ces derniers plus
nombreux sont relégués à des tâches simples ou n'ont carrément pas d'emploi, comme l'est notre héros : Jorn. Celui-ci habite dans un appartement pour célibataire et peine à occuper ses temps
libres. Son destin sera changé, lorsqu'il décide de répondre à un annonce pour un emploi. Après de multiples tests, il est reçu. Il s'engage donc à bord d'un vaisseau spatial ayant un mission
scientifique. Mais à cet instant, des savants comprennent que le soleil, notre bonne vieille étoile, est sur le point de mourir. La mission se transforme donc en plan de sauvetage pour
l'humanité.
Après plusieurs années des vaisseaux sont lancés dans l'espace avec à leurs bords quelques centaines de milliers d'humains. À partir de là, l'équipage cherche une nouvelle Terre à coloniser, mais
ça ne sera pas une chose facile. Pendant le long voyage les êtres humains vivent en promiscuité constante. Après quelques années, le rôle des femmes diminuent et l'homme reprend «sa» place, j'ai
adoré (j'ironise) cette phrase sexiste : «... un mathématicien de sexe féminin est un personnage aussi peu vraisemblable qu'une
compositrice de musique. Dans chaque catégorie, l'histoire en a fourni quelques-unes... mais jamais de bonne.» p.90
En tout cas, malgré quelques contradictions dans le discours des personnages, malgré les préjugés véhiculés (peut-être involontairement de la part de l'auteur) et les lacunes au niveau
scientifique (biologique, astronomique et physique), le roman est fluide et s'avère être un bon divertissement. En effet, l'auteur passe rapidement au travers des problèmes, oubli vite certains
détails et fait avancer le temps à grand jet. Bref, c'est un livre qu'on lit vite et qu'on oubli vite.
Liens:
James
Blish sur Wikipedia
Pâques noires sur mon blog