Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.
J'ai terminé de lire De peur que les ténèbres de
l'auteur Lyon Sprague De Camp (1907-2000) toujours dans la collection Science-Fiction de Marabout (N°405). Il existe de nombreux résumés de ce roman sur internet, vous en trouverez en lien à la
fin de mon article. Pour cette raison je ne vais pas m'attarder sur un long résumé, mais plutôt sur les grandes lignes de l'intrigue. Donc, en bref c'est l'histoire d'un archéologue qui en 1938,
est éjecté dans la Rome antique de l'an 535.
Le procédé par lequel le voyage dans le temps a été effectué est brièvement abordé. Tout ce qu'on peut comprendre c'est que le personnage, Martin Padway, est envoyé dans la Rome antique de jour
au lendemain et qu'il doit se débrouiller pour survivre dans cette société hostile et chaotique. « Il vivait au crépuscule de la civilisation
classique occidentale. L'Age de la Foi, mieux connu sous le terme d'Age des Ténèbres, approchait. L'Europe allait croupir dans les ténèbres, aux points de vue scientifique et technique, pendant
près de mille ans [p.57]». Pour se sortir de ce marasme, ce dernier va ré-inventer des procédés déjà inventés au 20ième siècle. Par exemple, il va s'approprier l'invention du
télégraphe et de l'imprimerie et ce sans aucune culpabilité apparente.
Donc, il va introduire une multitude d'inventions dans une civilisation pas nécessairement prête pour ce genre d'innovations et ce sans se soucier de l'impact de ses décisions. Tout ce qu'il
souhaite c'est empêcher que les ténèbres, le Moyen-âge, se répandent sur le monde. Bref, De peur que les ténèbres, rend compte de tout ce qu'un homme peut faire avec ses
connaissances et son intelligence pour modifier le cours de l'histoire de l'Homme selon ses uniques caprices.
En fait, l'archéologue manque, selon moi, de morale. En effet, tout le long du roman je me suis demandée comment peut-il décider à lui seul que le moyen âge ne mérite pas sa place dans l'histoire
de l'homme. Pourquoi l'Homme doit t'il toujours avancer, produire et évoluer ? En quoi un moment de stase technologique est un drame ? Ce roman met en perspective un archéologue qui connaît bien
l'histoire, mais qui ne possède aucun sens moral face à ses actes. Il est comme un spectateur des changements qu'il apporte dans la civilisation antique, il ne doute jamais de ses choix, et sans
vergogne il s'approprie des inventions. En fait, en empêchant le moyen âge de voir le jour, il a peut-être engendré des ténèbres encore plus obscures. En tout cas, une chance qu'on ne peut pas
voyager dans le temps, j'imagine que plusieurs n'auraient de scrupules à se pendre pour Dieu.
Finalement, De peur que les ténèbres est quand même un bon roman, certes un peu naïf, mais tout de même drôle et intéressant pour ceux qui comme moi, aime l'histoire antique. Aussi, j'ai
beaucoup apprécié les quelques premières pages où le voyage dans le temps est abordé par les personnages.
Liens :
De peur que les ténèbres, résumé sur Wikipédia
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