Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Billenium (J.G. BALLARD)

mar0356
Billenium
  est un recueil de nouvelles fantastiques écrit pas J.G. BALLARD (1930-2009) édité en 1970 par la Bibliothèque Marabout, collection Science Fiction, N°356. Le recueil contient 10 nouvelles, chacune d'elle gravitant autour d'une situation déconcertante se déroulant dans un présent utopique (une uchronie, «une réalité fictive». etc.). Les récits se terminent en général par une chute, l'écriture est soignée et l'atmosphère qui s'en dégage est captivante.  Bref, je n'ai qu'une chose à dire : j'ai adoré ! Mais pour les tenants des vaisseaux spatials (spatiaux !?), des prouesses scientifiques et des gadgets technologiques, ce n'est pas un livre conçu pour vous, puisque Ballard rejette cette forme traditionnelle de SF.

Billenium, la nouvelle titre, a été ma préférée. Cette histoire mériterait un article à elle seule. Je suis certaine qu'elle plairait aussi à Asimov, car elle parle de la surpopulation et parallèlement du manque d'espace; un thème récurrent dans les romans de Asimoz. La chute en dit long sur la nature humaine, sur son penchant à toujours aller vers ce qu'il connaît. En effet, c'est tellement difficile de désapprendre, de changer ses habitudes, de modifier son processus de pensée. Avec Billenium on peine à concevoir qu'un jour on pourrait être obligé de diviser son appartement en plusieurs plus petits (moins de 4 mètres carrés) pour accueillir le plus de monde possible. La solitude devient alors un grand luxe, la masse humaine s'étendant partout telle une maladie incontrôlable. 
Les fous, raconte ce que serait la société si la pratique de la psychiatrie deviendrait un acte proscrit par l'état. La psychothérapie devient alors un délit, un acte illégal qui ne doit pas être pratiqué sous peine d'emprisonnement. Tous les psys doivent donc traiter leurs patients en cachette.
Studio 5, les étoiles
, est un hommage à la poésie. L'histoire se déroule autour de la fin de l'écriture de la poésie telle qu'on la connaît depuis sa création. Intéressant, mais pas ma préférée.
Un assassin très comme il faut
, propose une histoire qui a pour base une idée, qui a été largement utilisée et modifiée depuis dans les séries télévisées et les films, c'est-à-dire les paradoxes temporels. Je les définirais comme toutes les conséquences fortuites et induites découlant d'un voyage dans le temps passé, sur le temps présent.
Urbi et Orbi
, m'a laissé perplexe. Bref, humblement, je vais dire que je ne l'ai pas trop comprise. Dans ce cas ci, un étudiant tente de connaître les frontières de sa ville, il recherche de l'espace vide. Mais dans cette nouvelle, l'espace et le temps sont directement interreliés.
Trois, deux, un... zéro
est le l'histoire d'un homme qui se découvre le pouvoir de tuer des personnes par l'entremise de son écriture.
Mobile
est un récit qui donne des frissons. Enfin à moi, il en a donné. Ça raconte les déboires d'un groupe de personnes au prise avec une statue pas très ordinaire. J'ai beaucoup aimé.
Chronopolis
est un monde où le temps n'est plus compté. Les montres, les cadrans, tout ce qui donne l'heure est illégal. La police du temps surveille tout le monde enfin que tous suivent les règles de ne pas se référer au temps. Mais un jeune homme en décide autrement en trouvant un ancienne cité où quelques horloges fonctionnent encore. Avec un vieil ermite, il essaie de réparer les horloges de la vieille cité, jusqu'à ce qu'il se fasse prendre. La fin de cette nouvelle est ironique, j'ai adoré. (Ma deuxième histoire préférée)
Prima belladonna
, est une histoire qui met en scène des fleurs qui chantent et une étrange dame qui triche au jeu de go. Un gros bof.
Le jardin du temps, raconte le récit d'un couple aisé habitant dans une villa bordée par un jardin hors du commun: «Au bout de chaque tige, large comme une coupe à champagne, s'épanouissait la fleur du temps, dont les pétales opaques enfermaient le coeur de cristal. Leur éclat adamantin semblait réfracté par mille facettes qui auraient drainé de l'air ambiant toute leur lumière et toute leur mobilité. Se balançant doucement dans l'air nocturne, elles scintillaient comme des javelines à pointe de flamme. [p.233]» Lorsqu'ils cueillent une de ces fleurs, le temps se rétracte.

Liens:
icons6658877J.G. Ballard sur Wikipédia
icons6658877Une entrevue de l'auteur avec Le Nouvel Observateur en 2001stern g03
icons6658877J.G. Ballard sur Le Cafard Cosmique, plusieurs articles et critiques

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