Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Bestiaire Fantastique (J. RAY/J. FLANDERS)

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Bestiaire Fantastique est un recueil de nouvelles, dont les animaux sont les principaux acteurs, écrit par l'un de mes auteurs favoris, soit Jean Ray [1887-1964] (John Flanders étant un de ces nombreux pseudonymes). Ce recueil a été publié aux Éditions Marabout, collection Science-Fiction N°500, en 1974. Ce livre se vend sur Internet à ma grande surprise entre 14 et 84 Euros, alors que je l'ai eu pour 4$ CAN. Bestiaire fantastique regroupe 18 textes très différents, on passe du conte à la nouvelle d'angoisse et de l'histoire anecdotique au documentaire. 

Ray adorait les animaux, mais surtout les chiens ; il en a eu comme compagnon durant toute sa vie. En préface, Hageland nous fait part de cet amour que Ray portait à ses chiens. Lorsque je lis ce que Ray écrivait sur Kim son chien, je ne peux m'empêcher de ressentir de la peine, car Jean Ray est un maître de l'écriture, il transmet ses pensées et ses émotions à travers les mots qu'il choisit pour exprimer de tendres sentiments. En effet, Ray ne sait pas juste donner des frissons de peur, mais également des frissons d'amour. Ce recueil m'a appris ceci, notamment lorsque j'ai lu la nouvelle de Tempest le terrible. Ainsi, cette citation de Jean Ray/John Flanders introduit bien le recueil :


«Je préfère l'aboiement d'un chien à la plus belle symphonie de Beethoven


Dans ce recueil la faune (oiseau, chien, araignée, phoque, rat, etc.) est abordée de plusieurs façons, elle est parfois menaçante et mystérieuse et d'autres fois attachante et protectrice. Tempest le terrible, déjà citée, est la nouvelle que j'ai préférée. En bref, c'est l'histoire d'un chien abandonné à lui-même par son maître qui ne peut plus s'occuper de lui. Tempest est du jour au lendemain obligé de survivre en forêt et de faire appel à son instinct pour chasser sa nourriture et se défendre contre les autres animaux de la forêt. Ray est un conteur, il écrit le genre de récit que l'on aime écouter autour d'un feu de camp une nuit de plein lune.

D'un texte à l'autre, les animaux sont abordés d'une façon très diversifiée. En effet, ils sont à l'occasion convoités par leur rareté (L'oiseau mystérieux, Le King sail), ils sont aussi redoutés (La «chose» grise, Le péril gris, La vouivre, La monstre de Mainland, Terreur sur la mer du pôle), mais ils sont aussi aimés (Tempest le terrible, Spider master, Le manteau bleu, L'étrange Jimmy).

Finalement, le texte Le Péril gris est très différent de ce que je connais de Ray. Le péril gris (dont le titre est un clin d'oeil au roman Le péril bleu de M. Renard) est un essai documentaire (ça se dit ça ?) sur les rats. C'est aussi dans ce texte que Ray écrit la fameuse phrase sur Rosny : «Le prodigieux Rosny».  Ce reportage sur les rats est très instructif, voir presque scientifique, car il regroupe une panoplie d'anecdotes sur ce petit animal intelligent et inquiétant.

En conclusion, j'ai adoré lire ce recueil de nouvelles de Jean Ray, car les textes sont différents, une nouvelle ne ressemble à aucune autre. Ce sont des thèmes remaniés de manière originale par un maître de l'écriture qui sait tirer de chaque récit une émotion et une sensation. J'adore Ray !
  
Lien:
icons6658877Le Magnifique site sur Jean Ray en lien avec Noosfere

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