Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

Îles de l'espace est le premier volume de la trilogie de l'espace d'Arthur C. Clarke. J'ai déjà lu le troisième tome, Lumière cendrée, dont j'ai fait un résumé sur ce blog. Le deuxième tome est Les sables de Mars que je vais tenter de lire prochainement, histoire de terminer la trilogie. Il paraît que celui-ci est le meilleur des trois volumes. Je l'espère bien, car pour l'instant je ne suis pas très impressionnée.
Îles de l'espace est un roman éprouvant à lire, l'action est mineure et les introspections des personnages sont absentes. C'est le récit d'un jeune homme qui a gagné un voyage par l'entremise d'un jeu télévisé qui teste les connaissances. L'adolescent est plutôt futé et adore le domaine de l'aérospatial, comme la destination du voyage est à la discrétion du gagnant, il demandera de ne pas l'effectuer sur Terre, mais plutôt sur la station orbitale la plus proche. Les organisateurs du jeu ne sont pas chauds à l'idée, mais au final ils n'ont pas le choix d'accepter la requête du jeune homme. C'est ainsi qu'il se retrouve à vivre sur une station spatiale dont la fonction principale est de ravitailler et réparer les vaisseaux spatiaux qui transitent entre la terre et les autres planètes. Le roman est un long monologue descriptif de la vie quotidienne à bord de la station spatiale.
La station est gérée par un homme dont le physique est très bien décrit par Clarke : « Son aspect était celui d'un lutteur ; je crois que c'est l'homme le plus puissamment bâti que j'aie jamais vu. Ses deux bras immenses couvraient la plus grande partie de son bureau devant lui et je me demandai où il pouvait bien trouver des vêtements à sa mesure, avec ses épaules qui devaient pour le moins avoir un mètre de large. [...] Il releva la tête et je me trouvai face à face avec une gigantesque barbe rouge et deux énormes touffes de sourcils. [...] C'est alors que je réalisai que le commandant Doyle avait dû avoir un accident quelconque, à voir la cicatrice qui courait diagonalement en plein milieu de son front. » p.38-39.
C'est du lourd ce commandant, en plus il est amputé de ses deux jambes à cause d'un accident survenu il y a longtemps sur Mercure.
Le meilleur moment du récit à mon avis est le moment où le commandant raconte l'histoire de cet accident sur Mercure. Ce dernier se laisse aller à la confidence, car son jugement est affecté par une diminution d'oxygène dans la navette qu'il dirige lors du retour sur la station orbitale. Sans cet incident, on n'aurait jamais appris ce qui c'est passé sur Mercure, car le commandant Doyle est un dur à cuire qui ne parle jamais de lui-même. Même si ce personnage est effacé, il reste mon préféré. Quant à l'adolescent, il est plutôt fade et à part son amour inconditionnel pour l'aérospatial et son manque de confiance en lui, il demeure un mystère.
Liens :
Sur Noosfere
Sur Le galion des étoiles
Sur le Blog science-fiction de Marc
La trilogie de l'espace sur Yozone