Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Galaxie N°30

1 - J. T. McINTOSH, Les Filles de la Terre (The wrong world), 5/10.

2 - Frederik POHL, Zéro absolu (The snowmen), 5/10.

Les deux premiers récits du Galaxie N°30, octobre 1966, sont d'un ennui mortel, les femmes y sont traitées comme des idiotes toujours "habillées" en p'tite tenue et l'homme est décrit comme un héros dominateur. On sent très bien l'influence des années soixante et sa culture misogyne. Le premier récit se termine par une femme que des extra-terrestres conquérants trouvaient laide, mais qui en fin de compte est très belle, puisqu'elle a été élue Miss Amérique et le second se termine par une femme comblée au lit. Les prochaines nouvelles sont cependant excellentes. Il y a une nette coupure dans ce magazine en ce qui concerne la qualité des récits.

3 - Philip K. DICK, Syndrome de retraite (Retreat Syndrome), 7/10, un homme est condamné à revivre une tentative de meurtre contre son ex-femme dans un contexte de soulèvement du satellite Ganymède contre la terre.

4 - Bill DOEDE, Une ville du Centaure (A city near Centaurus), 7/10, un archéologue fouille les ruines d'une cité industrielle lorsqu'il rencontre un indigène, un humanoïde au pied palmé, qu'il l'appelle "Dieu Terrien". L'indigène est furieux par sa présence et semonce l'humain de quitter les lieux, sinon il le tuera.

5 - C. C. MacAPP, Opération métamorphose (The drug), 8/10, encore une nouvelle d'animaux qui parlent j'en ai lu beaucoup ces temps-ci. Donc c'est le récit de scientifiques, Barnes et Amos, qui découvrent une hormone qui, une fois ingérée, permet aux êtres vivants de modifier leur corps. Barnes, le premier a expérimenter l'hormone décrit à Amos ses bienfaits : « Permettez-moi de vous donner quelques idées pour alimenter vos pensées. Plus d'infirmités, plus de maladies. Plus de gens laids, à moins que cela ne leur plaise. Plus de lois. [...] N'importe qui pourrait changer ses traits ou ses empreintes digitales selon son bon plaisir. Même les dents. » p.105. Une classique histoire de savant fou comme je les aime.

6 - Fred SABERHAGEN, T, le traître (What T and I did), 8/10, Un homme nommé Thaddeus se réveille après une opération au cerveau, son oeil gauche est recouvert d'un bandage. Il est entouré de personnes qui semblent le craindre et du docteur qui a manifestement exécuté l'opération. Thaddeus ne reconnaît personne, en fait il ne se souvient même pas de sa propre identité, jusqu'au moment où il retire son bandage et que son ancienne personnalité diabolique, T., reprenne le dessus. Une histoire à la Dr. Jekyll et M. Hyde.« Au début, je voulais que le docteur m'enlève l'oeil gauche, et le vieillard était d'accord ; il cita un ancien livre sacré où il était dit que l'oeil qui a commis l'offense doit être arraché. Donner un oeil pour être délivré de T., ce serait peu. » p.119.

7 - Cordwainer SMITH, Le Cheval de la planète aux gemmes (On the gem planet), 8.5/10, une splendide histoire qui se lit comme un conte, où se rencontre Casher le prince, Geneviève la princesse et un cheval (un vrai, non modifié génétiquement) dans une cité merveilleuse dont le sol est parsemé de magnifiques pierres précieuses. Sur cette planète les humains sont génétiquement modifiés avec des gènes d'animaux. Alors que le cheval se meurt dans un hôpital, Casher le prince, invitera une femme-chien télépathe, à sauver le cheval :  

« - « Sais-tu ce que signifie se mourir ? »
La pensée-réponse du cheval vint aussitôt :
- « Oui. Ne plus être cheval. »
- « Et sais-tu ce qu'est la vie ? »
- « Oui. Être un cheval. »
- « Je n'en suis pas un, et pourtant je vis. »
- « Ne complique pas les choses, » répondit le poney, bien que Casher comprit que c'était sa propre pensée qui avait fourni les mots.
- « Veux-tu mourir ? »
- « Ne plus être un cheval ? Oui, si c'est cela la fin de toutes choses. »
- « Que souhaiterais-tu le plus avoir ? » transmit Geneviève [...]
Le poney répondit sans hésiter :
« Retrouver le sol ferme sous mes sabots, l'air humide et un homme sur mon dos. »
La femme-chien intervint : « Ami cheval, sais-tu qui je suis ? »
- « Tu es un chien. Un bon chienchien ! »
- « C'est vrai, » répondit l'humble souillon toute heureuse. « Et je vais pouvoir indiquer à ces gens comment te traiter. Dors, à présent. Quand tu te réveilleras, tu seras déjà en route vers le bonheur.»
» p.141-142. 

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