Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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La fille fantôme (CUMMINGS, R.)

Ray Cummings [1887-1957] est l'auteur de La fille fantôme, un livre que j'ai trouvé très ennuyant, mal écrit et sans profondeur. Les personnages n'ont pas de personnalités, ils sont fades, pas attachants et ce, malgré les efforts apparents de l'auteur. Les personnages féminins sont des êtres fragiles (« Douce créature ! » p.242; « Cette frêle jeune fille pour compagnon » p.94) que l'homme doit protéger tandis que les personnages masculins sont menés par un mâle alpha insipide qui comprend tout, contrairement aux autres personnages ignares. Ce qui m'a attiré dans cet ouvrage est le texte à l'arrière de la couverture : « C'est dans ce roman que, pour la première fois, a été réellement expliqué comment on peut voyager dans le temps.» Sauf que, l'auteur n'explique rien, la technologie utilisée est un genre de tour-fusée avec un poste de contrôle plein de cadrans que les personnages principaux ne comprennent pas. La tour-fusée provient du futur et ses utilisateurs parlent un anglais incompréhensible pour nos personnages principaux qui eux, sont issus du temps présent. Même lorsqu'ils partent dans le futur avec l'engin pour discuter avec son concepteur, ce dernier ne dis rien d'intéressant qui peut expliquer l'origine de la technologie. Sincèrement, l'utilisation de la technologie ressemble plus à des tours de magie qu'à l'application de formules mathématiques. 

En bref, l'histoire commence par un poste de télé qu'Ed (le narrateur) et Allan (le mâle alpha), nos personnages principaux, réparent. Ils voient alors apparaître sur l'écran une tour et une jeune fille féérique dans ce qui ressemble à Central Park. Le lendemain, ils lisent dans les journaux qu'une jeune fille a été retrouvée amnésique à Central Park et envoyé dans une clinique de santé qui appartient à un certain médecin nommé Turber.  Allan connaît cet homme machiavélique, qui a travaillé avec son père et qui est tombé amoureux de sa jeune soeur Nanette. Celle-ci a peur de lui et le déteste. Allan n'a alors qu'une idée dans la tête, secourir la jeune fille inconnue des griffes du méchant médecin. Ils partent alors tous les trois la récupérer. Je fais grâce de détails, ce qu'il faut savoir c'est que le médecin a la capacité grâce à sa propre tour-fusée de voyager dans le temps. Le médecin se gâte en ce qui concerne les voyages dans le temps, il part dans le passé à la recherche de trésors et ensuite dans le futur pour fonder avec sa richesse un empire plus puissant que les forces militaires de tous les pays de la terre réunit.

Finalement, les jeunes hommes réussissent à sauver la jeune inconnue qui s'appelle Léa, mais leur bonheur est de courte durée, car c'est au tour de Nanette, la soeur du mâle alpha et la "copine" du narrateur, de se faire kidnapper par le médecin diabolique. Maintenant, les efforts seront tournés vers le sauvetage de Nanette. Puis tout le monde se retrouve dans le futur pendant les combats qui opposent les Turberites (fervent fanatiques de Turber) et les autorités de la ville de New-York. La guerre est sauvage, l'auteur pour nous en démontrer l'ampleur et la férocité, nous décrit le meurtre brutal d'un nouveau-né. Le genre de scène vraiment pas nécessaire. Pendant ce temps, Nanette est toujours emprisonnée dans la tour avec le méchant médecin, mais ses amis parviennent enfin à détruire le bâtiment infernal avec une arme dénichée dans le passé par Léa. Nanette sortira fortement maganée de la destruction de la tour, son frère étant froidement d'accord de la sacrifier pour le bienfait de l'humanité. La voix de Nanette sortira alors de nulle part et acceptera qu'ils détruisent la tour-fusée, même si elle est dedans. Ed est dévasté :

« Je répétai : « Mais Nanette... Nanette, c'est la mort pour elle !
- Edward ! »
C'était là comme une réponse ! Une voix ténue, aérienne, dans le coin de cet atelier. Alan l'entendit aussi. Et la voix revint : « Edward ! »
La voix de Nanette ! Impérieuse, véhémente...
». p.224 (Quand je parle que c'est plus de la magie, que de la technologie)

Mais Nanette s'en sort grâce à un genre de vortex temporel créé par la destruction de la machine. Elle est soignée, mais son corps en gardera des traces. On penserait que le roman se termine dans le style : "ils s'aimèrent et eurent beaucoup d'enfants!", c'est peut-être le cas d'Allan, le mâle alpha, mais pas pour Ed. Dans une tentative vaine de rendre le récit original, Nanette déclare à Ed qu'elle ne l'aime pas. Ed est détruit, mais garde l'espoir qu'un jour elle changera d'idée. On peut lire un résumé et une critique dans la revue Fiction #233.

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