Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Les seigneurs de la guerre (G. KLEIN)

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Préface de son roman, écrit dans l'édition de 2016, ici sur Quarante-Deux, les Archives stellaires.

J'ai lu dernièrement, Les seigneurs de la guerre, un classique de la Science-Fiction de Gérard Klein [1937-] publié en 1971 aux Éditions Robert Laffont, dans la collection "ailleurs et demain" dirigée par l'auteur lui-même. Il y a longtemps que ce bouquin traînait dans ma bibliothèque sans que j'y porte guère d'attention. Par ailleurs, on trouve plusieurs critiques de ce roman sur Internet, donc je serai brève.

Les seigneurs de la guerre n'est pas un livre sur la guerre, c'est plutôt un roman de science-fiction philosophique sur les raisons de faire de la guerre. Pourquoi fait-on la guerre ? Klein essai de répondre à cette question en envoyant son personnage principal dénommé Corson dans les méandres du temps. Écrire un roman sur le voyage temporel demande beaucoup de minutie, il faut s'assurer de ne pas sombrer dans les paradoxes temporels et les incongruités. Cependant, Klein se débrouille très bien dans le déroulement complexe de son intrigue.

«Faites ce que vous voulez, a décidé le dieu, mais faites taire ce vacarme de guerre qui m'empêche de rêver.» (p.119)

La principale critique de ce roman est selon moi la place occupée par la femme. Son rôle est celui d'une poupée ou d'un mannequin contrôlé, servant à combler Corson et lui permettre de remplir sa grande mission temporelle. Lorsque la femme n'est pas nue sur la plage ruisselante d'eau de la mer, elle est enfermée (évidemment nue) dans une sorte de cocons cryogéniques. Corson découvre des milliers de cocons de ce type sur une planète et se servira de ses corps de femmes décédées pour mener à terme sa grande mission. De ces vieux romans des années 60-70 que je lis, c'est le rôle déplorable, que joue souvent les femmes, qui me déplaît.

Mis à part ce bémol, je dirais aussi que l'invention du "monstre" ou «hipprone» par Klein pour expliquer et permettre le voyage temporel est un peu facile et puéril. L'hipprone est une parfaite monture pour le voyage dans le temps, avec ses tentacules il agrippe son cavalier créant ainsi une liaison psychique.

«La guerre fait partie de l'histoire de cet univers, dit patiemment la voix. En un sens, nous sommes nés de la guerre nous aussi. Nous voulons effacer la guerre et nous y parviendrons - nous y sommes parvenus - avec l'aide de ceux qui la font, dans leur intérêt, afin qu'ils deviennent ce qu'ils peuvent être. Mais nous ne pouvons pas partager nos pouvoirs avec des êtres qui n'ont pas surmonté la guerre. Nous pourrions peut-être, dans l'absolu, supprimer la guerre à l'aide de notre puissance, par la violence, mais ça serait une contradiction dans les termes. Nous entrerions en lutte contre nous-mêmes. Nous avons entrepris de refaire cet univers. Un univers se refait avec ce dont il est fait.» (p.116)

Liens :
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C
<br /> les seigneurs de la guerre est un roman intéressant mais pour être franc je n'y ai pas compris grand chose... Ce livre est trop dense, il aurait nécessité 400 pages de plus.<br /> <br /> <br /> On pourrait penser que le personnage principal et sa copine manquent un peu d'épaisseur (en grande partie pour des raisons stylistiques) et qu'ils resemblent plus à des échalas codeinés qu'à de<br /> véritables héros de roman (Même dans l'action ils semblent plus subir qu'agir). Mais après tout de quoi avons nous l'air face à des forces qui nous dépassent, c'est un peu la condition des héros<br /> des sanglantes tragédies grecques... Le colonel dont on ne comprend pas bien les visées est quant à lui un personnage plutôt charismatique.<br /> <br /> <br /> Il y a assurément une beauté certaine dans ce livre qui au fur et à mesure que j'ecris ces lignes me revient. L'absurdité de la guerre dans un univers limité où des hommes parce que c'est leur<br /> condition et qu'il ne peuvent s'y soustraire s'entretuent. Des femmes surgelées sont privées d'esprit afin d'assouvir l'appétit des soldats.L'antigravité et "les décalages temporels" offrent une<br /> architecture particulière à ce livre qui le fait plus ressembler à une succéssion de tableaux d'une grande puissance, mais pas toujours assortie d'une cohérance lisible.<br /> Compte tenu de mon attachement à la S.F psychadélique j'ai particulièrement aimé la fin de celivre.<br /> <br /> <br /> http://sfsarthe.blog.free.fr<br />
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