Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.
Les sables de Falun, écrit par Philippe CURVAL [1929- ], a été publié en 1975 dans la collection Marabout SF (N°509). En bref, c'est l'histoire d'un dissident politique emprisonné sur une
planète-bagne nommée Falun et dont la surface est recouverte presque entièrement d'eau. Sa sanction consiste à ramasser des grains de sables roses qui ont des propriétés spéciales (magiques...)
sur les quelques îlots de la planète submergés la plupart du temps par les marées des 12 satellites : «Sept des lunes étaient
grosses dans le ciel, deux autres montraient leur premier quartier, les dernières étaient invisibles, soit parce que c'étaient de nouvelles lunes, soit parce qu'elles n'étaient pas encore
levées » (p.11-12).
Donc, le secret de ses grains de sables est qu'une fois fondu et préparé par des chimistes pour en former des verres de lunette, ils révèlent ce qu'il va se passer 3 minutes dans l'avenir. La vie
du personnage principal va être chamboulé lorsqu'il est obligé de rester sur un îlot durant la nuit, suite à un acte de révolte. Mais son supplice ne durera pas trop longtemps car ils se fait
sauver par un natif de la planète : un homme-coquillage dénommé Bernard : «Bernard le regardait de ses petits yeux enfoncés
sous des orbites cornées ; l'ovale de son visage était gracieux et se différenciait de celui d'un humain par l'absence de nez et d'oreilles visibles. Son long cou rétractil disparaissait dans le
coquillage plat et large.» p.19. Ce dernier lui annonce alors une nouvelle incroyable : il est le sauveur des hommes-coquillage qu'il va libérer du joug des envahisseurs,
c'est-à-dire des terriens.
C'est un roman qui se lit bien parsemé d'idées originales et de déjà vu. J'y ait noté quelques incongruités, comme les prisons qui sont si efficaces, qu'elles ne sont pas surveillées. Aussi, il y
a des gadgets (ou bien des propriétés) qu'on utilise un temps et qui sont oublié le chapitre suivant. Il y a également le genre de l'arme qui change au fil de la lecture, donc au début du roman
on parle de pistolets de type électronique (ou balle à fission) et en dernier l'auteur parle de coups de feu. La fin du roman m'a semblé longue, car versée dans l'eau de rose et le sujet
très captivant des élections (j'ironise...). Ce que j'ai particulièrement aimé c'est le contact du personnage principal avec les différentes espèces de la galaxie (Hommes-coquillage, Amériens,
Cylindres).
Liens:
Philippe Curval, sur Wikipédia.
17 récits de Philippe Curval, sur Quarante-deux