Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Les enfants d'Icare (A.C. CLARKE)

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Voici un excellent roman que j'ai lu il y a déjà trop longtemps. En effet, j'ai déjà commencé à oublier des éléments de l'histoire. Donc, le récit commence lorsque la Terre est envahit par des Extra-Terrestres. Ces derniers camouflent leurs intentions qui demeurent bien mystérieuses jusqu'à la presque toute fin du roman.  Néanmoins ces êtres venus d'ailleurs prétendent être pacifiques et ne vouloir que le bien de l'humanité. Ainsi tel des mentors, ils présentent de nouvelles technologies aux natifs qui s'engagent donc dans une nouvelle ère de prospérité et de progrès, mais aussi de paresse et de luxure. «La disparition de toutes les luttes, de tous les conflits, avait aussi entraîné la fin des arts créateurs. [...] Le monde vivait encore sur les réserves de gloire d'un passé qui ne ressusciterait jamais plus. Mais personne ne s'en souciait, hormis quelques philosophes. L'humanité étant trop occupé à jouir de sa liberté toute neuve pour chercher autre chose que les satisfactions du présent. L'âge d'or était enfin arrivé, et son lustre ne s'était pas encore trouvé terni par l'ennui, ce suprême ennemi de toutes les Utopies.» p.86 À partir d'ici, les êtres humains sont joyeux et insouciants, mais pour combien de temps ?

Un trait à souligner dans cet oeuvre de Clarke est sa propension à mettre en situation des scènes où les différents niveau d'élévation (fond de l'océan, grotte, surface, gratte ciel, ciel, cosmos, etc.) agissent comme des métaphores sur le déroulement de l'intrigue. Quelques exemples : «Il [ Stormgren, le secrétaire général des Nations-Unies] se demandait parfois s'il était souhaitable pour quiconque de travailler à une telle altitude au-dessus de ses congénères. Planer au-dessus des contingences mesquines est une belle chose, mais qui risque d'engendrer rapidement de l'indifférence.» p.15 Lorsque le secrétaire grimpe dans l'astronef des envahisseurs, nommé Suzerains par les humains, il a cette autre pensée : «Ce rectangle sombre [écran du poste de communication] abritait un mystère total, mais aussi une puissance et une sagesse immenses - et peut-être une affection profonde et tendrement ironique pour les petits êtres qui rampaient tout en bas, à la surface de la planète.» p.24 Finalement, une dernière allusion aux différentes élévations, car le roman en est rempli, lorsque le secrétaire se fait kidnapper par un groupe d'extrémistes, leur chef dit : « Nous sommes en effet à peu près sûrs que Karellen [le chef des Suzerains] peut voir et entendre tout ce qui se passe sur la surface de la planète, mais à moins qu'il n'utilise la magie noire et non la science, il ne peut pas y voir sous la terre. » p.41 Cette dernière citation me fait penser à l'une des phrases, sinon la plus, connu d'Arthur C. Clarke : «Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie.». Enfin bref, l'ensemble des phrases que j'ai cité met en situation une existence où le pouvoir qu'êtres humains et envahisseurs exercent l'un sur l'autre, entre eux et entre leurs pairs, se confond selon la position que chacun pense occuper.  

Revenons à la citation que j'ai écrit en rouge dans le (long) paragraphe précédent. La signification de cette phrase est souvent développée dans ce roman. En effet, la magie et la science coexistent et s'entremêlent à un point tel, qu'on se demande où s'arrête la science et où commence la magie. L'évènement le plus marquant est la séance de spiritisme, qui sera éventuellement expliquée par Clarke, car ce dernier est un défenseur de la science. Son explication est transmise par le biais des Suzerains : « Imaginez-vous que l'esprit de chaque homme soit une île, entourée par l'océan. Chacune de ces îles semble isolée, mais en réalité elles sont toutes reliées par le fond rocheux d'où elles émergent. Si l'océan disparaissait, il n'y aurait plus d'îles : elles ne formeraient plus qu'un seul continent. Leur individualité aurait disparu. » p.202 Cette citation explique, par l'entremise d'une analogie intéressante et poétique, la télépathie et les prémonitions/intuitions.

Liens:
icons6658877Sur Wikipedia
icons6658877Résumé et analyse sur EmpireSF
icons6658877L'auteur sur Cafard Cosmique
icons6658877Critique sur SciFi Universe

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