Mon p'tit recoin de l'internet, où j'y présente surtout mes lectures de science-fiction et de fantastique. Aussi, je dévoile quelques écrits, photos, pensées selon mes humeurs, selon l'air du temps.

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Degré XII (L. DAVENTRY)

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Méconnu sur le net et pratiquement inconnu sur les sites français, Degré XII ( Marabout SF, N°444) a été écrit par un auteur anglo-saxon dénommé Léonard J. Daventry [1915-1987]. On est loin d'un chef-d'oeuvre du genre, mais l'ouvrage mérite tout de même quelques mentions. La narration est lente et rares sont les rebondissements, excluant bien sûr le super punch de la finale (qui m'a laissé perplexe). Donc, c'est l'histoire d'un extra-terrestre dont la mission, extrêmement importante, est la destruction de la planète. Pourquoi doit-il nous anéantir ? La réponse est nébuleuse, ça tourne autour de l'idée qu'on ne mérite pas de vivre, qu'on ne prend pas soin les uns des autres et qu'on se fait la guerre. Bon, il est mieux de ne pas trop réfléchir aux idées farfelues qui poussent un E.T. à nous tuer, parce qu'entre nous on se tue, on s'entend que c'est un peu contradictoire.

Donc, l'homme venu d'ailleurs voit les êtres humains comme des robots, qui agissent sans réfléchir et qui font seulement ce qu'on leur demande sans se poser des questions. Mais Santon, le E.T., rencontre ses voisins qui s'avèrent être des êtres exceptionnels, des élus qu'il doit protéger de la menace qu'il fait lui-même planer sur le monde. Voici l'argument principal de l'être venu d'ailleurs servant à légitimer son droit de détruire la Terre : «...le conseil en question, siégeant à quelques millions d'années-lumières de là, [...] avait après mûre réflexion, décidé que la race qui à cette époque peuplait la Terre était devenue indigne de son droit à l'existence et qu'en réalité sa forme particulière de maladie était devenue aussi douloureuse à regarder qu'elle devait être pénible à supporter. [...] En effet, c'était devenu nécessaire, car il valait mieux  provoquer une catastrophe «naturelle» qu'attendre l'anéantissement total que l'homme lui-même ne tarderait de toute façon plus à déclencher et qui ravegerait le globe tout entier, risquant ainsi d'en éliminer pour de bon toute forme de vie intelligente.» (p.44-45)

Le moyen utilisé par Santon, pour anéantir la planète et les humains qui l'habitent, est la provocation de multiples séismes qui provoquent évidemment la destruction et des tsunamis. Finalement, afin de protéger ses voisins et amis, il décide de quitter la maison et de partir avec eux dans les hauteurs. Santon, le non-humain, dénomme les gens ordinaires de "conditionnés" décrit comme étant «ces millions d'hommes et de femmes qui ont besoin qu'on leur dise quoi faire et à quel moment, tout simplement parce qu'ils sont des gens «décents» [...] et qu'en fait la peur de la réalité les pénètre à tel point qu'ils ne peuvent faire confiance ni à eux-mêmes ni aux autres.» p.124-125. Enfin, je ne vois pas en quoi ces voisins se distinguent des autres être humains. Santon s'est entiché de ses êtres, car ils vivaient près de ceux-ci, aussi il leur a donné un nom et une identité contrairement à tous les autres humains qu'il est prêt à tuer sans pitié.

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